histoires de patch

Publié le 17 Mai 2026

Petit tour dominical vers les maîtres de la peinture.

 

Nous repartons aux USA, avec Mary Lyde Hicks Williams

 

 Mary Lyde Hicks Williams   

 Mary Lyde Hicks Williams par son fils, Virginius Faison.

Mary Lyde Hicks Williams (1866-1959) est née à Faison, Caroline du Nord.

Elle a étudié l'art et le portrait à Washington, D.C., et à New York. De son vivant, elle a peint plus de cinq cents portraits, dont beaucoup de personnalités politiques et militaires. Elle a également réalisé une série de tableaux d'Afro-Américains, qui ont par la suite été légués au Musée d'histoire de Caroline du Nord .

Ces peintures, représentant des esclaves affranchis après la fin de la guerre de Sécession et l'abolition de l'esclavage, et illustrent la vie dans les plantations. 

Mme Williams a contribué à la création de la section Faison-Hicks des Filles Unies de la Confédération. Elle a siégé pendant plusieurs années au conseil d'administration de l'hôpital d'État de Raleigh et a occupé à plusieurs reprises le poste de membre du comité exécutif du Parti démocrate de l'État.

 

3 femmes travaillent autour d'un quilt monté sur cadre. 

Quel âge ont elles? Difficile à dire, celle à la coiffe verte semble jeune.

Le plancher se confond avec le fond. Sur le côté droit, un feu brûle dans la cheminée. En arrière-plan on distingue la silhouette d'une femme de dos et tout au fond on distingue un meuble haut, comme un vaisselier.

Elles semblent toutes les 3 coupées du monde dans cet espace monochrome.

Toute notre attention se porte sur les blocs colorés de la couverture. Nous y sommes invités par le regard de la femme qui nous fait face.

 

Au premier plan sur le sol: la branche (du houx?), et  un sac de coton éventré

 

La femme à la coiffe verte tient un carton, ou une planchette. Elle ne travaille pas au quilting. Vraisemblablement, elle carde le coton avant de pouvoir le filer. 

 

 

Enfin je souhaitais vous montrer un autre tableau de Mary Lyde Hicks William

comme la femme à la coiffe verte, la femme travaille le coton avant de pouvoir le filer.

Mais surtout admirez la pile de patchworks sur la table. On aimerait les déployer !

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Rédigé par Anne

Publié dans #Histoires de Patch

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Publié le 12 Avril 2026

Voilà le tableau qui m'a donné l'idée de cette rubrique

"the patchwork quilt" peint par Henry Midwood 

. 


Né à Londres en 1833,William Henry Midwood était un peintre de figures et de scènes de genre qui vivait et travaillait à Londres. Il a mené sa carrière durant une période de profonds bouleversements: l'essor de l'industrialisation et de l'urbanisation.

Contrairement à nombre d'artistes de son époque, centrés sur des récits héroïques ou des scènes historiques, Midwood s'est consacré à la représentation dans des scènes idéalisées de la vie familiale, ou de scènes sentimentales ( enfants qui jouent, femmes vaquant aux tâches ménagères, paysans travaillant dans leurs champs ...).

Son style était fermement ancré dans les conventions de la peinture victorienne, mais il possédait un talent unique pour imprégner ses sujets de chaleur, d'humour et d'un véritable sens de l'observation, d'empathie.

Une part importante de l'œuvre de Midwood était consacrée à l'illustration de la littérature classique et il fonda même sa propre maison d'édition, « Midwood Books ». Il décédera en 1888.


La contribution de William Henry Midwood à l'art victorien est souvent sous-estimée, pourtant son œuvre offre un aperçu précieux du paysage social et culturel de la Grande-Bretagne du XIXe siècle.

Mais revenons à notre Tableau

Histoires de Patch: The Patchwork quilt

L'intérieur est propre et modeste.

Deux personnages, un homme et une femme autour d'un patchwork en cours de fabrication.

Comme l'indique le titre de ce tableau, ce patch est au centre de l'image. il éclate de toutes ses couleurs variées. reposant sur le tablier blanc et la jupe bleue.  Ces teintes attirent l'œil irrémédiablement. Avec le jupon bleu, le tablier bien blanc, il apporte lumière et gaité dans cet intérieur de couleur terne.

La femme est bien installée, face à la lumière, le dos près du foyer, les pieds sur un repose-pied.

L'homme lui fait face, négligemment assis sur le bord d'un meuble.

Outre les regards et les inclinaisons des têtes, c'est le patchwork qui fait le lien entre eux deux. Il ne semble pas que des paroles soient échangées.

Bien que l'homme ait encore les cordelettes qui retiennent son pantalon sous les genoux pour ne pas salir ou user le bas de ses jambes, on remarque qu'il possède un beau gilet, et un foulard rouge autour du cou .  On note aussi que près de son chapeau se trouve un journal. Nous sommes dans un intérieur de personnes modestes mais ayant de l'instruction. 

Qu'elle est l'histoire de ce patch? A qui ou quoi est-il destiné?

Peut-être cet élément domestique, voire intime puisqu'il couvrira sans doute leur lit, évoque le lien matrimonial qui les unit?  Ou alors est-il destiné à un enfant à venir? Lui fait-il un compliment sur son travail?

Allez savoir? 

Voilà comment un petit tableau "de genre" peut entraîner notre imagination.

Mais vous aussi, quand vous voyez un patchwork ou une broderie du temps passé, n'essayez-vous pas d'imaginer son histoire?

 

 

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Rédigé par Anne

Publié dans #Histoires de Patch

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Publié le 25 Février 2026

​Le mois de février me prend toujours de court: le dernier dimanche du mois est devenu le premier du mois de mars! Un loupé!

Histoires de Patch continue tout de même d'explorer les maîtres ayant représenté notre passion

 

 

Je vous propose de changer de siècle et de découvrir Grandma Moses.

Anna Mary Robertson Moses, connue sous le nom de Grandma Moses, est née en 1860 à Greenwich, état de New York. Artiste populaire américaine, elle a débuté sa carrière artistique à ... 78 ans!

C'est à cet âge, qu'elle a commencé à peindre ne pouvant plus broder pour cause d'arthrite. Elle réalisera plus de 1 500 œuvres au style naïf, aux couleurs vives et aux compositions empreintes de simplicité et de chaleur et peindra jusqu'à ses 100 ans! Elle connut un succès international et décèdera à 101 ans.

" En attendant noël" 1960

Troisième d'une fratrie de 10 enfants, elle grandit dans le milieu agricole et découvre le dessin et la peinture à l'école qu'elle fréquentera jusqu'à l'âge de 12 ans. Ensuite, ce sera pour elle une vie de labeur ménager et agricole. 

Jeune épouse et mère, Moses faisait preuve de créativité chez elle ; par exemple, en 1918, elle décora un panneau de cheminée avec de la peinture. À partir de 1932, elle broda des images pour ses proches.  Elle créait des objets matelassés. Mais à 76 ans, elle se tourne vers la peinture plus accessible avec son arthrite. Grand-mère Moses confia aux journalistes qu'elle s'était tournée vers la peinture pour réaliser le cadeau de Noël du facteur, car « il était plus facile de peindre que de faire un gâteau sur un fourneau brûlant ». Plus pratique ses toiles duraient plus longtemps que ses broderies en laine peignée, qui risquaient d'être rongées par les mites.

Autodidacte, ses peintures représentaient principalement la vie rurale, inspirée de ses propres souvenirs. Elle omettaient systématiquement les inventions modernes comme les poteaux électriques et les tracteurs.

En , Sugaring Off (1943) est devenu le tableau d'elle ayant atteint la plus haute cote, à 1,2 million de dollars (plus d'un million d'euros). Cette œuvre est un bon exemple des scènes rurales simples qui ont établi sa renommée[3].

Mais revenons au patchwork: quilting bee 1950

Encore une fois, quilter un patch est une opération collective et communautaire, voire festive.

Les dames autour du métier à quilter sont à leur ouvrage. bien que le quilt est un peu difficile à décrypter, il semble suivre une logique de construction. Ce n'est pas un crazy..

Vraisemblablement la fin de ce quilt est l'occasion de cette réunion de la communauté.  En effet le patch est complétement tendu sur son cadre, les quilteuses travaillent sur les bords . On peut imaginer qu'elles sont concentrées sur les derniers blocs à matelasser et que tout les reste est fini.

Placées près des fenêtres, elles profitent de la lumière du jour, et semblent indifférentes à l'agitation ambiante: jeux d'enfants, discussions, et préparation du repas. finir ce patchwork est réellement un prétexte pour un bon repas et les convives attendent déjà autour de la table.

Elle déclarera un jour que peindre des intérieurs " Ce n'est pas vraiment mon style. J'aime peindre quelque chose qui m'entraîne vers l'inconnu, quelque chose que j'ai envie de voir au-delà. Bon, peut-être que je réessayerai. »

Dans une autre interview, elle dira :" L'inspiration me venait et je me mettais à peindre ; alors j'oubliais tout, absolument tout".

 

Et vous quand vous créez avec quelques bouts de tissus colorés des patchs, vous oubliez tout ? 

 

 

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Rédigé par Anne

Publié dans #Histoires de Patch

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Publié le 25 Janvier 2026

Le dernier dimanche du mois pointe déjà son bout de nez, et Histoires de Patch continue d'explorer les tableaux de maîtres ayant représenté notre chère passion. 

 

Ce mois-ci, encore un peintre américain ENOCH WOOD PERRY (1831 - 1915) nous propose sa version de

Quilting Party 1876

 

 

Enoch Wood Perry Jr.  était un peintre américain originaire de Boston.

Il était connu pour ses portraits et ses paysages. Il a vécu à Philadelphie (Pennsylvanie), à ​​La Nouvelle-Orléans (Louisiane), en Californie du Nord , à Hawaï et à New York.

Après avoir travaillé plusieurs années, Perry a commencé une formation artistique formelle. et il arriva en Europe en 1852, pour parfaire ses études. il sera même consul des États-Unis à Venise entre 1856 et 1858.
De retour en Amérique, il ouvrit un atelier à Philadelphie, puis à La Nouvelle-Orléans  Il réalise de nombreux portraits et paysages de la vallée de Yosemite . Vers 1864, Perry parcourut  Hawaï et réalisa des paysages et des portraits. De retour sur le continent, il s'installe à New York où il décède.

 

Mais revenons à notre quilting Party de 1876, scène typique américaine.

Nous sommes dans un intérieur ni pauvre, ni cossu.

Sur le sol un tapis et au mur, on devine un papier peint , le décor est planté.

Le mobilier est constitué de chaises, tabouret de style "quaker" très fréquent dans les intérieurs américains et victoriens de cette époque.

L'ensemble est simple: une atmosphère respire le calme.  On entend le silence!

Le tableau se divise en 2: le haut et le bas, le cadre à quilter en est le séparateur.

En bas , un chat dort confortablement installé sur une couverture à dominante rouge, vraisemblablement de laine tissée. C'est lui qui nous donne ce sentiment de paix.

En Haut deux femmes travaillent sur un quilt.

La plus âgée est toute à son affaire. Sur ces jambes, un tissu de couleur orange attire le regard, et constitue une tache de couleur vive dans cet intérieur relativement sombre, comme la couverture du chat, 

En arrière plan, on peut voir une des barres du cadre reposer sur le montant d'une chaise, mais pour la deuxième placée devant nous, comment tient-elle, mystère.

Cette femme est tellement concentrée qu'elle semble indissociable de son ouvrage: elle est dans le cadre.

 

Pendant ce temps, la plus jeune se munit d'une bobine pour couper une nouvelle aiguillée.

Elle en profite pour s'offrir une pause, les yeux dans le vague. Rêveuse, elle sourit.

Ses pensées sont ailleurs.

Peut-être, avec la personne pour qui est destiné ce quilt ou en raison l'usage qui en sera fait?

 Ou alors, elle contemple tout le travail déjà effectué et savoure déjà le moment où il sera terminé?

On remarque que cette couverture n'est pas très grande.

Est-ce pour un enfant, ou un futur bébé,  on peut nous aussi rêver. 

 

Et vous, n'êtes-vous pas, vous aussi, tour à tour concentrée et rêveuse quand vous faites un patch ?

 

 

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Rédigé par Anne

Publié dans #Histoires de Patch

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Publié le 26 Novembre 2025

Le mois dernier, "Histoires de Patch" relevait un nouveau défi: rechercher parmi les maîtres de la peinture des représentations de notre passion, le patch!

Nous avions commencé avec John Lewis Krimmel qui avait immortalisé la fête organisée pour la fin d'un patch, "the quilting frolic" (cliquer ici pour relire cet article).

Vos commentaires m'ont encouragée à persévérer et à vous proposer chaque fin de mois une nouvelle oeuvre.

 

 

Ce mois-ci, repartons avec Henry Bacon, qui choisit l'étape du matelassage d'une couverture:

Quilt Party 1872.

 

Henry Bacon (1839-1912) est né dans le Massachussetts. Il est soldat durant la guerre de Sécession dans l'Armée de l'Union, tout en travaillant comme peintre de campagne pour un hebdomadaire Frank Leslie's Illustrated Newspaper. Blessé, il est démobilisé et part pour la France en 1862. Il est alors l'un des premiers artistes américains à être admis à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il poursuit sa formation à l'Ecole d'Ecouen .Il découvre Pont-Aven en 1864 et y fait venir des artistes américains.Il exposera au Salon dès 1867.À partir de 1880, Henry Bacon se consacre principalement à la composition de scènes maritimes, tout en exerçant une activité de journaliste pour le Daily Evening Transcript de Boston. En 1897, il effectue un premier voyage en Egypte où il résidera régulièrement jusqu'à sa mort. Deux ans plus tard, il quitte Paris pour Londres et délaisse peu à peu la peinture à l’huile pour se consacrer à l’aquarelle. Victime d’une crise cardiaque, Il meurt au Caire en 1912.

 


Henry Bacon est souvent associé à l'École de Pont-Aven, un mouvement qui a attiré de nombreux artistes américains en France. Il est connu pour son travail de représentation des thèmes de la vie rurale française et des paysages marins. 

Mais revenons à notre quilt party de 1872, pour le coup, scène typique de son pays.

 

Nous sommes dans un intérieur cossu d'une famille relativement aisée. 

L'ouvrage est tendu sur un grand cadre de bois et c'est sans doute un grand couvre-lit.

7 personnes tirent l'aiguille: Tous les âges de la vie sont représentés: une petite fille montée sur un chaise pour pouvoir travailler, deux jeunes filles, mais aussi 3 dames plus mûres ainsi qu'une dame plus âgée qui a besoin d'aide pour enfiler son aiguille, malgré ses lunettes.

Un chien allongé nous contribue à l'image d'une ambiance paisible, tandis qu'un chaton mais le bazar dans la corbeille des fils et rubans !

Une nouvelle arrivante, sur le pas de la porte jauge la scène, pendant qu'un petit garçon joue calmement sous le cadre .

Mais le point central du tableau est:

...

le beau jeune homme qui gentiment enfile l'aiguille de la dame plus âgée. Elle a beau réajuster ses lunettes, le chas de l'aiguille est vraiment trop petit! On notera que sa paire de ciseaux pend le long de son tablier dont les poches sont pleines de tout ce qui lui est nécessaire.

Non seulement il est au centre du tableau, mais  tous les regards convergent vers lui

La jeune fille en rouge est très attirée par ce qu'il fait ou par lui (allez savoir!).

 

Tous les regards , à l'exception de 3 personnages: la petite fille debout sur la chaise concentrée à enfiler son aiguille comme la dame au fond à droite, et celle près de la cheminée qui est la seule véritablement à son ouvrage. 

Même le chien n'a d'yeux que pour lui!

Le petit garçon et le chaton sont quant à eux trop occupés à jouer.

Qui est-il? Le fils de la maison sans doute.

 

Les deux femmes qui ne s'occupent pas de lui sont en noir. Peut-être des veuves de la guerre de Sécession?

Bref, quilter est une affaire de famille, intergénérationnelle et exclusivement féminine!!

Et vous, solitaire ou travail en groupe?

 

 

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Rédigé par Anne

Publié dans #Histoires de Patch

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Publié le 27 Octobre 2025

Si le patchwork est devenu un passe-temps de nos jours, voire un art pour certains, cela n'était pas le cas aux siècles précédents. C'était une nécessité pour se couvrir, avoir chaud, mais aussi embellir les intérieurs riches ou pauvres. 

Pourquoi pas rechercher chez les peintres des siècles passés des représentations de quiteuses comme nous?

Voilà le nouveau défi de "Histoires de patch"!!

Si vous faites du patch, ou toute autre ouvrage d'aiguille, vous connaissez ce moment exaltant mais aussi un peu mélancolique où vous venez de le terminer. C'est un temps suspendu, quasi intime où une histoire de plusieurs jours (voire d'années) se termine. C'est le temps de la séparation d'avec votre bébé qui va vivre sa vie. Parfois c'est un soulagement , "ouf, c'est terminé", une joie mêlée de fierté, mais il arrive aussi de ressentir de la nostalgie.

John Lewis Krimmel a immortalisé cet instant dans "The quilting Frolic" (1813).

 

Peintre américain d'origine allemande ( 1787  – 1821), il est reconnu comme le peintre américain le plus important à avoir relaté de manière cohérente la vie américaine de 1810 à 1821. Il est considéré comme l'un des créateurs de la peinture de genre, aux États-Unis, où elle allait connaître un grand développement. Son succès fut rapide : son œuvre en effet répondait aux attentes du public et a bénéficié des moyens de diffusion de la gravure et lithographie. Krimmel fut l'un des premiers artistes américains à représenter des Afro-Américains libres. 

 Dans « Quilting Frolic » , des invités accompagnés d'un violoniste font irruption pour célébrer la fin d'une courtepointe avant même que les travaux d'aiguille et le rangement de la pièce ne soient terminés.

 

 

Une jeune femme est en train d'ôter le patch terminé de son cadre. 

Au même moment, une deuxième range à la hâte tous les bouts de tissus qui trainent près de la pelote d'épingles dans un petit panier sur le sol.

Les invités arrivent pour partager un café, des gâteaux au son d'un violon. Peut-être que la couverture sera offerte au jeune couple qui fait son entrée?

 

Et vous ? Faites-vous la fiesta quand vous avez terminé un patch?

 

 

 

 

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Rédigé par Anne

Publié dans #Histoires de Patch

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Publié le 28 Septembre 2025

Selon le proverbe " On ne peut que donner deux choses à ses enfants : des racines et des ailes. "

Je vous propose un petit voyage dans le temps aux origines du patchwork.

 

Quilt ou patch?

Le patchwork est l'assemblage de pièces différentes pour former une pièce d'étoffe, tandis que le quilt est un ouvrage comportant 3 couches de matériaux cousues ensemble.

Depuis quand existe le patchwork?

Comment le savoir? Vraisemblablement depuis l'invention de la première aiguille. Le premier patch a dû être un assemblage de peaux entre elles.

Il y a 30 ans, on découvrait Otzi dans les glaces, au bord d'un lac à 3000 mètres d'altitude dans les Alpes. Otzi a vécu il y a 5200 ans (3350-3110 avant JC). Ses affaires étaient éparpillées autour de lui. Entre autres, ont été retrouvées ses jambières, ses deux manteaux, réunion de  peaux de mouton et de chèvre.

Voici une représentation réalisée par les scientifiques qui ont étudié ses restes (musée archéologique du Haut Aridge).

C'est une technique qui remonte à des milliers d'années: depuis au moins 5000 ans elle a était pratiquée au Proche-Orient, en Perse, Egypte et Grèce antique. Le British Museum conserve une statuette en ivoire d'un pharaon du IIème millénaire avant JC dont les vêtements sont confectionnés en patchwork.

Il en est de même en Asie. Le patchwork est un phénomène universel, même si les matériaux, les techniques et les motifs diffèrent d'un pays à l'autre et d'un continent à l'autre. 

Et en Europe alors ?

Le "piqué" ou quilt a été adopté très rapidement par les peuples des pays froids, mais aussi au Moyen-Age par les chevaliers sous leur cote de mailles et plus tard pour rembourrer les lourdes armures.

Et le patchwork ?

Quelle plus belle preuve que la fresque peinte par Simone Martini à Sienne de Guidoricco da Fogliano.

 

 

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Rédigé par Anne

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Publié le 31 Mars 2025

Quand le patchwork a rendez-vous avec la haute-Couture, ..., cela fait des merveilles!!

Pas trop active sur le blog, car de petits voyages en petits voyages, en passant par les puces, je n'ai pas eu trop l'occasion de raconter des trucs de club.

Aussi je vous propose un petit aperçu de mon dernier voyage à Paris, et plus particulièrement de ma visite au grand Palais de l'exposition:

"Du cœur à la main, Dolce & Gabbana".

C'était à tomber, époustouflant, émerveillant, fantastique, mirobolant, et ..., je n'ai pas de mots pour retranscrire l'émotion ressentie.

Alors pour ceux ou celles qui ne savent pas le pourquoi de l'expo en voici un petit exposé

 

Dolce & Gabbana, ont souhaité rendre hommage à ce qui distingue la sphère industrielle de la haute couture: le fait main.

 

 Détail de point de croix de soie sur tulle.

Depuis 2012, ils se sont associés à de nombreux artisans et maîtres formant l'aristocratie italienne du fait main. 

Ces collections évoquent le savoir-faire des grandes villes d'Italie: Taormine, Venise, Capri, Milan, Portofino, Naples, Palerme, Côme Florence, Syracuse, ...

La Sicile avec les peintres de chars siciliens traditionnels, mais aussi de carreaux de céramique

Les techniques artisanales de haute couture font écho à celles des objets, décorations de ces régions et plus encore l'art des grands maîtres italiens de tout temps: peinture, mosaïque, musique, opéra, cinéma, ...

Les mosaïques de style Byzantin de Monreale

 

C'est ainsi que l'on passe de la dentelle, à l'art des verriers, aux traditions de Sicile, aux  grands peintres, au grand art des brodeurs, etc...

C'est aussi une plongée délicieuse dans l'histoire avec un grand H, dans la quintessence de l'artisanat.

L'art des verriers Vénitiens

Le baroque inspiré de Serpotta

Le cinéma avec la scène du bal du film " le guépard"

voilà quelques photos Bref je n'y ai passé que 2h30, mais j'ai une amie qui hier, en était à sa troisième visite!!!!!

Bon et le patch, me direz-vous ?

Et bien voici quelques œuvres, qui m'ont laissée baba

En espérant que cela vous aura fait rêver comme moi

 

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Rédigé par Anne

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Publié le 17 Février 2025

La grande joie quand on écrit sur un blog, c’est évidemment de savoir que l’on est lu !!

Cela va sans dire, me direz-vous ? Mais le bonus, c’est quand un ou une de vos lecteurs vous dit :

« A ça c’est une idée » ou « Cela me fait penser à… »

Les moucadous vous ont inspirés très chers lecteurs !!

Il y a tant et tant à raconter que j’ai tout de même décidé que ce 3ème volet serait le dernier de cette saga. Alors, allons-y!

Rappelez-vous mes promesses « les mouchoirs de tête, une spécialité toulousaine et un bateau »

 

C’est l’une d’entre vous qui m’a fait penser à Tintin et au capitaine Haddock. Me lire lui a rappelé son grand-père qui nouait son mouchoir aux 4 coins sur la tête avant d’aller jardiner !

 

Par mouchoirs de tête, je pensai plus tôt aux très grands mouchoirs que les dames se nouaient sur les cheveux aux siècles précédents. En effet, pour réaliser certaines de mes étoiles, ma marraine m’avait transmis plusieurs mouchoirs IMMENSES appartenant à ses aïeules lauragaises.

 

Du coup quelque clics plus tard, voilà ce que j’apprenais sur le costume traditionnel de la région Toulousaine :

les filles portaient un grand carré de tissu plié en deux et noué sur la tête de manière particulière.

moucadou plié selon la mode lauragaise (rive droite de la Garonne)

selon la mode gasconne (rive gauche de la Garonne) dans les années 1880/1890.

Et voilà ma fameuse spécialité toulousaine !!

La manière de plier, nouer et serrer très fortement le moucadou donne à la tête une forme allongée vers l’arrière à la majorité des femmes de la région toulousaine.

On parlait alors de « déformation toulousaine ». Comme dans d’autres régions, le crâne pouvait alors avoir une forme allongée soit en hauteur , soit vers l'arrière. Un médecin de Toulouse avait relevé que "100% de crânes étaient déformés" dans un village du Lauraguais au début du 19ème. Ces déformations ont toutes été complètements abandonnées avant la première guerre mondiale.

Dans le Toulousain, ce serait peut être les Volques Tectosages ou les Wisigoths qui auraient importé cette coutume.  En regardant attentivement certaines statues (civiles comme religieuses) ou portraits on peut retrouver mémoire de ces déformations. Un grand nombre d’hommes illustres possédaient cette modification osseuse comme l’explorateur J-F de La Pérouse.

Vierge à l'enfant de Ladin, musée de Rabastens

Le rituel de déformation était strict. On commençait par "masser" la tête du nouveau-né pour initier le changement de forme. Puis une coiffe faite de trois éléments était appliquée : une pièce de flanelle posée sur la fontanelle ; un serre-tête ou "scarro-cap" prolongé de liens de 50 cm ; et un bandeau, dit "bendel" ou "pountou". Les garçons la conservaient jusqu'à 4-5 ans. Les filles, à vie. D'où une déformation du crâne plus prononcée chez ces dernières.

Surprenant non ? Ma marraine fut la première surprise, mais cela lui donna l’explication de la fonction de nombreuses pièces de linge en sa possession.

Et l’histoire du bateau me direz-vous ?

Et bien c’est Chantal qui l’a écrite avec son magnifique sac constitué de mouchoirs familiaux. Voyez, et admirez!!

Alors, ..., à vos mouchoirs !!!!

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Rédigé par Anne

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Publié le 2 Février 2025

Coucou, me revoilou avec mes moucadous

(mouchoirs pour ceux qui n'avaient pas lu l'article précédent).

Donc forte d'une montagne de vieux mouchoirs, que faire avec?

Un édredon avec mon motif préféré: l'étoile Lemoyne

Première difficulté: tous les mouchoirs ne sont pas en bon état. Il me faut les doubler avant de les travailler tellement ils sont devenus fins.

Deuxième difficulté, qui n'en est pas vraiment une mais plutôt un plaisir: les marier.

Je choisis d'alterner uni et non-uni, ce qui me permet de mixer les mouchoirs de propriétaires différents: papa, maman, marraine, ....

Le travail de mémoire s'effectue avec tendresse et sourire.

Tous ces mouchoirs qui ont essuyés sueur, larmes de joie ou de peine, goutte au nez et ..., qui ont été compagnons de nos aînés, me racontent leur histoire.

Comme une de nos fidèles lectrices me faisait remarquer beaucoup viennent de Cholet, ville spécialisée dans la fabrication de mouchoirs depuis 1736. Ils sont alors blancs avec d'éventuelles variantes dans les bordures ou à carreaux blancs ou bleus. 

A fond blanc quadrillé de rouge, le mouchoir de Cholet est le signe de ralliement des Vendéens insurgés, et, rougi du sang versé, il devient le drapeau du soulèvement paysan. C'est aussi un mouchoir, d'un autre rouge, qui manifeste l'engagement révolutionnaire et exprime l'insurrection ouvrière.

Fin XIXème, les mouchoirs de Cholet sont en compétition avec les mouchoirs en toile des Vosges, en toile batiste de Cambrai ou de Valenciennes, en soie du Japon. 

Notre fidèle lectrice nous conseille la visite du musée du textile de la ville, qui vaut le détour.

Mais revenons à mes moucadous!

Edredon lors de notre dernière exposition

Entre chaque étoile, évidemment des mouchoirs, mais là, c'est la chance des canailles!!

Dans des puces, je suis tombée sur un rouleau de mouchoirs non encore découpés, ourlés et brodés . Quadrillés de violet et blanc, ils m'ont permis d'une part de faire le lien entre les étoiles et d'autre part, de faire la bordure extérieure de mon édredon.

Héhé, c'est l'occasion pour moi de vous rappeler nos puces des couturières qui auront lieu le 16 mars.

 

Si vous n'êtes pas saturés de moucadous, la semaine prochaine, je vous parlerai des "mouchoirs de tête", d'une spécialité toulousaine et ... de bateau.

Suspens!

 

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Rédigé par Anne

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