saga de nos chers joujoux

Publié le 29 Mai 2025

S'il y a bien un joujou qui porte à discussion ,

c'est bien le dé à coudre!!

Combien de fois avons-nous entendu:

"Moi, je ne sais pas broder avec un dé"

"Oh moi, je ne le supporte pas"

Mais il y a aussi les accros du dé: elles en ont un arrimé au majeur et une petite réserve de "au cas où..." toujours avec elles.

Il fut un temps où j'animais un atelier de broderie à Montréjeau. Je n'avais pas fini de déballer mes affaires, que 3 des plus âgées, systématiquement, patientaient, droites comme un i, le dé au doigt!!

Perso, je fais partie de cette folle confrérie, ce qui m'a valu de saluer un médecin spécialiste stupéfait, le dé au doigt, absorbée que j'étais sur mon ouvrage, dans sa salle d'attente!!

mes chouchous et leur étui toujours dans ma trousse

Et puis, il y a les digitabuphiles, collectionneurs de dés à coudre: souvenirs de voyages, matériaux différents, mais aussi trésors du passé, mais là c'est une autre histoire.

Donc le dé à coudre!!

On pense que dès l'origine de la couture à l'aiguille (5000 ans avant JC), on devait s'aider avec un morceau de bois, os, pierre pour pousser l'aiguille. Ce ne sont que des suppositions.

Il semble que les premiers dés à coudre, en forme d’anneaux, soient apparus dans le bassin méditerranéen, en Egypte, puis dans la Grèce antique et dans l’empire Romain.

Le dé, en tant que tel, n'existe que depuis le Moyen-âge, du moins ceux qui sont parvenus jusqu'à nous. Généralement en bronze, sa forme est proche de celle des dés contemporains, ils pouvaient être aussi en cuivre, plus malléable et moins cher que le bronze.

Ce n'est qu'au XVIIème siècle que le dé devient un objet noble et ostentatoire. C’est à cette époque qu’apparaissent les dés en argent ou en or.

Au XVIIIème siècle, la porcelaine fait son apparition.

Mais, l’âge d’or du dé à coudre est le XIXème siècle, avec le développement de l’industrie textile et la démocratisation de la couture. Qui n'a pas rêvé devant ces beaux dés ouvragés découverts dans la boîte à couture de nos grand-mères ou dans les brocantes. Avec de la chance, le dé de l'aïeule se transmet avec émotion de fille en petite fille.

Copie XXème de dés historiés

Il faudra attendre le début du XXème siècle pour les premiers dés à coudre publicitaires.

Un dé XXIème et 2 du fil cablé Louis d'Or début XXème

 

Depuis, plastique et silicone ont fait leur apparition avec leurs couleurs criardes ou acidulées.

Et puis, il y a les autres.... les bizzaroïdes , qui ont bien sûr chacun une fonction bien particulière.

Mais ce sera pour une autre fois !

Si cela vous intéresse, je vous recommande 2 excellents livres:

"La folie des dés à coudre" de Frédérique Crestin-Billet aux éditions Flammarion

"Ouvrages de dames - Mercerie Broderie" du même auteur, aux éditions Tana

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Rédigé par Anne

Publié dans #Saga de nos chers joujoux

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Publié le 22 Septembre 2024

Nos chères aiguilles!

Maintenant que nous savons les reconnaître et pour quel usage, qu'en faisons-nous?

et bien on les utilise et on les range!

Qui n'a pas trouver dans les boîtes à coutures des nos aïeules ces jolies pochettes qui font rêver?

Je suis certaine qu'il y a au moins une personne qui lit cet article et qui en fait la collection!

On trouve aussi des petits carnets ou des coussinets confectionnés avec beaucoup de soin.

Mais pendant longtemps les aiguilles étaient conservées dans des étuis.

Normal, car les premières aiguilles à coudre étaient des objets précieux qui pouvaient se perdre facilement. Dans toutes les cultures au cours des siècles, on retrouve des étuis. Les Vikings les confectionnaient en bronze, les Inuits en os ou ivoire, les Lapons en laiton ou bois de renne...   Des étuis à aiguilles en os, en cuir et en métal datant du Moyen-âge ont été trouvés en Angleterre, en France...

Plus près de nous, au 19ème siècle, avoir un étui à aiguille était fréquent. On en trouve:

 en bois, généralement bois de buis

mais aussi de palissandre, ou autre bois exotique, généralement tubulaire

mais aussi sous forme de carnet de bois marqueté

en métal, que l'on conservait dans son précieux nécessaire à couture,

ou pendu  à sa chatelaine,

en os sculpté, ou en ivoire provenant des ateliers de Dieppe.

Certains possèdent un" Stanhope", petit œilleton où l'on peut voir une image miniature . C'était fréquemment un souvenir de voyage.

bref ce sera sans fin si on attaquait le 20ème siècle!!

Pour illustrer le 21ème siècle, nous vous proposerons dans le prochain article le tuto de notre range aiguille de notre Summer quilt camp demandé par plusieurs d'entre vous.

 

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Rédigé par Anne

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Publié le 1 Septembre 2024

"Pour coudre, il ne faut employer que des aiguilles de premier choix ... ." Thérèse de Dillmont- Encyclopédie des ouvrages de Dames

Voilà tout est dit

"Un ouvrier a de bons outils": pour faire du bel ouvrage il nous faut choisir La bonne aiguille.

 

Tout est affaire de chas, pointe, longueur et épaisseur de l'aiguille

Facile!!

Rappelez-vous dans l'article précédent, on avait parlé de la grosseur des aiguilles 

L'aiguille doit être choisie un peu plus grosse que le brin de fil, afin de préparer à ce dernier un passage suffisant ouvert dans l'étoffe." Thérèse de Dillmont- Encyclopédie des ouvrages de Dames

On choisit la grosseur de l’aiguille en fonction du tissu et du fil employé:

plus le tissu est léger et fin, plus l’aiguille doit être fine.

En cas de doute, il suffit de faire un test sur un bout de  tissu:

on retiendra celle qui laisse le plus petit trou et qui use le moins le brin du fil.

 

 

Maintenant que je sais comment choisir sa grosseur,  laquelle je vais prendre?

Il y en a de plusieurs types et comment fait-on pour les reconnaître?

C'est simple, encore une fois,  tout est affaire de chas et de pointe !

On regarde son chas ou si vous préférez son œil ( les anglais nomme ainsi le chas) et sa pointe.

A gauche, aiguilles à coudre petit chas , à droite aiguille à broder, grand chas

Les aiguilles à coudre ont un chas rond et relativement petit,  un bout pointu et sont de longueur moyenne ou longue. Ce sont les plus fréquentes dans les boîtes à coudre.

Dans cette catégorie, on retrouvera les aiguilles pour nos chers patchworks qui sont plus petites, les aiguilles spéciales pour l'appliqué...

On trouve aussi celle à bout rond pour coudre le jersey, ...

 

 

Les aiguilles à broder ont elles un chas  plus grand et allongé: le fil à broder ne doit pas être usé et doit coulisser librement. Il est souvent plus gros que celui à coudre. On peut aussi broder avec plusieurs brins.

Alors évidemment dans cette catégorie, on va trouver celles à bout pointu, pour la broderie traditionnelle, et celles à bout rond pour le point compté. On retrouvera aussi celles pour le Sashiko.

Il y a aussi les super longues pour les perles, le chas est très allongé et l'aiguille super fine.

Enfin  les aiguilles à laine, ou chenille  sont plus grosses avec un très grand chas. Les aiguilles à laine ou tapisserie ont le bout rond, tandis que celle pour chenille ont le bout pointu. Ce sont celles que l'on utilisera pour la broderie aux rubans.

 

Il existe aussi les aiguilles courbes, les passe-lacets, les aiguilles spécial cuir, ..., les aiguilles pour machine à coudre, mais cela est une autre histoire !!

 

Pour ceux ou celles qui auraient un doute, voici l'arrière d'une pochette de Milwards, de ma maman des années oulala..., qui peut faire pense-bête.

Bon si vous n'êtes pas perdu et si vous souhaitez vous organiser, Mano nous a proposé de faire un étui range-aiguilles, et voilà celui de Françoise terminé.

Saga de nos chers joujoux: les aiguilles - 2
Saga de nos chers joujoux: les aiguilles - 2Saga de nos chers joujoux: les aiguilles - 2

Si cela vous intéresse on pourra faire un tuto.

Alors à vos claviers, laissez-nous un commentaire si cela vous dit  et n'oubliez pas de tirer l'aiguille  !!

 

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Rédigé par Anne

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